Morten Tyldum (Headhunters) réalise un film, dignement représenté aux Oscars, d’une grande intensité émotionnelle à travers l’histoire d’Alan Turing dans l’Histoire avec un grand H. Inspiré de la biographie écrite par Andrew Hodges, Graham Moore (Sea Patrol) nous livre un scénario poignant.
Imitation Game se déroule pendant la Seconde Guerre mondiale dans une Angleterre qui entre tout juste dans celle-ci. Alan Turing (Benedict Cumberbatch), mathématicien de génie, se présente à un entretien d’embauche pour une mission top secrète pour le gouvernement britannique. Ce dernier cherche à percer le secret d’une machine de cryptage allemande afin de pouvoir renverser le déroulement de la guerre.
Des flashbacks, ainsi que des flashforwards nous permettent de connaitre la vie de l’universitaire avant et après-guerre. Campé par un Benedict Cumberbatch bouleversant et attachant, Morten Tyldum nous montre à l’écran que de simples humains sont dans l’incompréhension la plus totale devant un tel génie. Entouré de partenaires de choix, la mission confiée à cette équipe n’est pas de tout repos et c’est dans ces moments précis que Turing fait la différence grâce à son décalage par rapport à la normalité de ce temps-là.
La musique du film composée par Alexandre Desplat (Monuments Men, Godzilla) apporte ce petit plus qui rend les émotions encore plus intenses et vivantes à travers diverses scènes que peut traverser un homme dans sa vie. Quant aux seconds rôles, Keira Knightley (Pirates des Caraïbes, The Ryan Initiative) et Matthew Goode (Belle), participent à leur manière, et de quelle manière, à l’éclosion de l’œuvre finale du mathématicien et apporte un réel plus au film. On retrouve également malgré le sérieux du sujet, cet humour typiquement anglais dosé parfaitement afin de ne pas discréditer l’ensemble.